L'ARCHITECTURE TRADITIONNELLE À MARRAKECH
Marrakech, appelée la porte du sud, offre un patrimoine important de bâtiments traditionnels, riâds (grande maison avec jardin intérieur), dâr (maison sans jardin), douiria (appartement annexe à un riâd ou à une maison).
LA MÉDINA DE MARRAKECH
La richesse de son architecture et le mode d’habitat ont été la base de la sélection de la médina de Marrakech par l’UNESCO en 1987 et son classement dans le patrimoine universel.
Depuis, elle n’a pas cessé d’être la cible préférée des investisseurs et des particuliers cherchant à pour se procurer un bâtiment à des fins commerciales (maison d’hôtes) ou domestiques (logement secondaire).
Les statistiques actuelles parlent d’environ six cents maisons restaurées et sont opérationnelles.
Marrakech compte actuellement 1 million d’habitants dont 220 000 dans sa médina, répartis sur une superficie de 6,2 km2. La densité atteint les 350 habitants à l’hectare. Ce qui est énorme.
La Médina est entourée d’une muraille historique (Xe siècle) d’une longueur de 9 km.
C’est au centre historique de Marrakech que sont concentrés les principaux éléments architecturaux importants, ainsi que les activités sociales traditionnelles et commerciales sont concentrés. La Médina offre une multitude de facettes. Elle constitue à la fois un dortoir, un centre commercial et un centre touristique.

Rue principale commerçante
du quartier ASSALAM |

Ruelle résidentielle
du quartier ASSALAM |
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LES PROBLEMES SOCIO-ECONOMIQUES
La population locale de la médina a changé de configuration socio économique du fait des changements sociaux dans la famille traditionnelle marocaine : vieillissement, départ aux nouveaux quartiers extra-muros développés dans les quatre coins de la ville, problème d’héritage des maisons traditionnelles, et éclatement des grandes familles. Cette situation a laissé la place à une population nouvellement émigrée en ville venant de la campagne ou d’autres villes du royaume.

Vue de l'intérieur d'une
maison traditionnelle* |
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Etage 0 et Balcon Etage 1 – regard sur les transformations des balcons traditionnelles en murs pour isoler les espaces des familles nombreuses habitant la même maison
LE CADRE POLITIQUE ET JURIDIQUE POUR GARANTIR LE MAINTIEN
L’occupation de l’habitat est fortement influencée par cette nouvelle configuration socio économique. Les habitudes et le comportement avec le bâtiment ont laissés leurs marques d’une façon flagrante.

Vue de l’intérieur d’une
maison traditionnelle* |
* Création d’une cuisine à ciel ouvert dans la cour de la maison pour satisfaire les besoins des familles nombreuses habitant la même maison
Le manque juridique pour la protection des bâtiments ou encore les difficultés d’application de certains règlements, le caractère social modeste de sa large population, l’absence d’une politique claire de ville de sauvegarde et la pression démographique a fait de la médina une métropole régionale malgré elle au point où elle n’arrivent plus à surmonter les problèmes complexes d’entretien et de dégradation continue.

Balcon traditionnel en dégradation |

Balcon d’origine à gaucheet
balcon transformé en face |
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Si on exclue les projets privés et l’effort modeste de la ville de Marrakech sur le renouvellement de la voirie et l’embellissement des façades pour répondre à un besoin externe, à savoir le tourisme, le fond de la médina se détruit en silence.
SOLUTIONS POUR AMELIORER LES CONDITIONS DE VIE
Il est important donc que des initiatives locales et internationales se manifestent ouvertement et clairementpour venir au secours à une population marginalisée et noyée dans la recherche du quotidien végétatif.
Notre démarche se veut innovatrice et doit répondre à un besoin réel et loin des politiques de propagande. Elle doit être opérée en concertation avec les institutions locales liées à la problématique du patrimoine dont l’élément humain est le moteur. L’idéal est de réunir toutes les bonnes volontés, les acteurs, les bénéficiaires et les autorités compétentes pour faire de cette opération un modèle local et méditerranéen.
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